36 ans après sa première apparition vidéoludique sur City Hunter, le nettoyeur le plus charmeur de Shinjuku revient dans une version « modernisée sobrement » sur Xbox Series X intitulée… City Hunter !
Adapté du manga culte de Tsukasa Hojo, le jeu remet en scène l’inoxydable Nicky Larson (alias Ryo Saeba) dans une aventure 2D qui oscille entre nostalgie assumée et retouches contemporaines bienvenues.
Mais ce lifting suffit-il à transformer un titre d’époque en expérience moderne convaincante ? La réponse, ci-dessous les ami(e)s !…

Scénario : Fidèle à l’esprit de la série, le scénario sert avant tout de prétexte à l’action. Adaptée de la première saison de l’anime culte produit par Sunrise, City Hunter raconte les péripéties de Nicky Larson (alias Ryo Saeba), le légendaire « nettoyeur » de Tokyo.
Dans cette aventure originale, il se retrouve confronté à une puissante multinationale aux desseins sinistres, dont le complot met le monde entier en danger.
L’histoire reste simple et directe, comme dans la version de 1990, mais la localisation complète de cette édition 2026 permet enfin à nous autres joueurs occidentaux de profiter pleinement des dialogues et de l’humour typique de la licence, un élément qui manquait cruellement à l’époque.
Graphismes : Visuellement, la comparaison entre les deux versions met en lumière l’évolution technologique sans trahir l’ADN original. L’opus PC Engine de 1990 proposait des sprites colorés et des décors urbains détaillés pour l’époque, mais souffrait d’animations limitées et d’une certaine répétitivité.
Cette mouture 2026 conserve l’esthétique 2D et le pixel art, tout en affinant l’affichage pour nos écrans modernes. Les sprites gagnent en netteté, l’interface est plus lisible et des filtres, notamment un effet CRT, permettent aux nostalgiques (tel que moi) de retrouver les sensations visuelles d’antan. L’ensemble reste volontairement rétro, mais bénéficie d’un confort visuel nettement supérieur.

Jouabilité : C’est du côté de la jouabilité que les améliorations sont les plus sensibles. A l’époque, la rigidité des contrôles, les collisions approximatives et une difficulté parfois déséquilibrée pouvaient générer une frustration importante. L’édition 2026 corrige ces défauts avec des commandes plus réactives, des hitbox ajustées et une meilleure fluidité générale.
L’ajout de fonctionnalités modernes comme les sauvegardes instantanées et le rembobinage permet de rendre l’expérience plus accessible sans altérer son défi.
Malgré tout, la structure reste typiquement « old-school » ! Progression linéaire, affrontements répétitifs et mécaniques simples.
Le plaisir repose davantage sur l’ambiance et la fidélité à l’univers que sur une profondeur de gameplay révolutionnaire.

Durée de Vie : Comme son aîné, City Hunter version 2026 propose une aventure relativement courte.
Quelques heures suffisent en mode « normal » pour en voir le bout, ce qui correspond à la philosophie des jeux d’action de l’ère 16-bit.
En revanche, le mode difficile vous donnera pas mal de fil à retordre, et ce, même si vous utiliser la fonction « rembobinage » ! En effet, en plus des ajustements introduits dans le « mode Amélioré », il revoit l’équilibre des dégâts (infligés comme reçus bien évidemment), ainsi que la vitesse, l’intelligence et l’agressivité des ennemis. Les zones de collision ont également été retravaillées, tout comme les affrontements contre les boss (plus techniques et impitoyables). Pour couronner le tout, une séquence inédite fait son apparition, rendant une mission encore plus intense et redoutable.
Ne nous affolons pas non plus, on reste tout de même face à un titre compact, pensé pour être parcouru plutôt que pour occuper des dizaines d’heures…

Bande Son : Une ombre file dans la nuit ♪♫ C’est un assassin qui s’enfuit ♪ Et comme un démon il sourit ♪♪ Son crime restera impuni ♫♫ Une voiture qui surgit ♫♪ Un coup de frein, des pneus qui crient ♫♫♫ Un coup de feu qui retentit ♪♫♪ La justice s’appelle Nicky ♪♪ Aucun danger ne l’impressionne ♫ Les coups durs il les affectionne ♪♪ Et la justice le passionne
Nicky Larson ne craint personne… ♫
Dès le lancement du jeu un frisson de nostalgie vous parcourera le corps et vous en mettra plein les oreilles avec le générique en Français (svp!) de l’anime Nicky Larson !
Sur PC Engine, les compositions exploitant la puce sonore de la console offraient des thèmes efficaces mais techniquement limités. En 2026, l’habillage sonore bénéficie d’un traitement plus soigné, mettant en valeur les musiques emblématiques associées à l’anime et renforçant la dimension nostalgique.
Les thèmes accompagnent parfaitement l’action et nous replongent immédiatement dans l’ambiance urbaine et énergique propre à City Hunter.

Conclusion : Au final, City Hunter version 2026 n’a pas pour ambition de révolutionner le genre, mais de préserver et moderniser un morceau d’histoire vidéoludique.
Là où la version PC Engine de 1990 apparaissait aujourd’hui comme un témoignage attachant mais imparfait de son époque, cette nouvelle édition en corrige les défauts les plus marquants tout en respectant scrupuleusement son identité.
Les amateurs de rétro y verront une restauration réussie, les curieux découvriront une adaptation fidèle d’une licence culte. Sans être un indispensable absolu, ce retour de « Nicky Larson » constitue un hommage sincère et soigné à une œuvre qui a marqué toute une génération.










